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L´hôpital et le Cabinet d´Émerveille

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  • Post category:Actualité
  • Dernière modification de la publication :02/06/2026
  • Temps de lecture :3 mins read

L’hôpital autrement. L’enfance pleinement.

Décembre 2025. Dans les couloirs de la Maison de l’Enfance et de l’Adolescence (MEA) à Genève, grâce à la Fondation Convergences, quelque chose d’inhabituel se passe. Des enfants manipulent des claviers d’ordinateur, cachent des pierres, explorent des matériaux doux, et durs, et mous …. Des adultes regardent, étonnés, parfois émus.

Le Cabinet d’Émerveille vient de poser ses valises là où on ne l’attendait pas forcément.

Déstigmatiser l’hôpital : le pari de la Fondation Convergences

Derrière cette installation, une conviction portée par la Fondation Convergences : l’hôpital n’est pas qu’un lieu de soin. C’est aussi un lieu de vie, de rencontre, d’humanité.

En ouvrant les portes de la MEA, avec des créneaux dédiés à la patientèle et des créneaux tout public, la Fondation Convergences a créé quelque chose de rare : une parenthèse dans le réel, accessible à toutes et à tous, sans étiquette, sans diagnostic.

Ce que le jeu révèle, même à l’hôpital

Les professionnel.le.s de santé présent.e.s ont pu observer quelque chose qu’ils voient rarement dans leur contexte habituel : l’enfant dans sa curiosité pure.

Un clavier d’ordinateur devient un objet de fascination. Une pierre, un trésor. Un morceau de tissu, un univers entier.

Loin des évaluations et des protocoles, le jeu libre offre une fenêtre précieuse sur le développement de l’enfant : sa capacité d’initiative, sa concentration spontanée, sa façon d’entrer en relation avec le monde.

Pour les professionnel.le.s de santé comme pour ceux et celles de la petite enfance, observer un enfant jouer librement, c’est apprendre autant sinon plus que bien des outils cliniques.

L’effet miroir sur les adultes

Ce qui a aussi frappé ? La réaction des adultes.

Face aux objets proposés, beaucoup ont été traversés par quelque chose d’inattendu : un souvenir d’enfance (avec les taille crayons en métal et de formes diverses), une émotion, une surprise devant ce qu’un enfant est capable d’inventer avec trois fois rien.

C’est l’un des pouvoirs silencieux du Cabinet d’Émerveille : il ne parle pas qu’aux enfants. Il parle à l’enfant que chaque adulte a été. Et rappelle pourquoi le jeu libre n’est pas un luxe, c’est une nécessité développementale, à tout âge.

À l’hôpital.

Parce que l’émerveillement n’a pas d’adresse fixe. Parce que le jeu libre est un droit, pas un privilège. Parce que parfois, c’est dans les endroits les plus improbables que l’essentiel se rappelle à nous.

Merci à la Fondation Convergences pour cette confiance et pour ce travail de fond, discret et précieux, au service de l’enfance et de la santé.

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